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26|05|10 - BN : Communiqué sur (...)
26|05|10 - BN : Propositions du (...)
Beaucoup de compagnies, ce n’est pas trop de compagnies. Cela témoigne d’une richesse et de la diversité des propositions artistiques sur le territoire. Le problème n°1, c’est l’émiettement de cette offre et son manque de visibilité pour la mise en oeuvre d’une politique juste et efficace, manque de visibilité notamment pour les élus et les institutions en charge de cette politique et alors même que ce secteur occupe une place primordiale dans le champs culturel aujourd’hui. Considérées dans leur ensemble, les petites et moyennes entreprises culturelles indépendantes sont les 1ers employeurs d’intermittents, les 1ers créateurs de spectacles, les plus investies dans l’éducation artistique et dans l’encadrement des pratiques amateurs, etc. La richesse est là qui ne demande qu’à être identifiée et orchestrée !
D’où la revendication centrale du SYNAVI de créer les outils de sa reconnaissance et de son développement. Revendication qui se décline en plusieurs propositions de mesures concrètes :
1 RÉÉQUILIBRAGE DES SUBVENTIONS de la culture en faveur des petites et moyennes structures. Ce
rééquilibrage peut se faire progressivement et sans préjudice pour qui que ce soit. Actuellement, la comparaison est
insoutenable et les financements sans communes mesures entre les indépendants et les institutions. Il ne s’agit pas de
déshabiller Paul pour rhabiller Pierre, mais bien de porter le subventionnement des structures culturelles indépendantes
au niveau du secteur institutionnel.
Le développement des pratiques artistiques est un enjeu sociétal dont le tiers secteur porte le dynamisme. Il peut
être le vecteur d’autres modèles du vivre ensemble (durables, démocratiques, solidaires) à contre-courant du tout
marchand, du tout profit que l’on observe dans certaines industries culturelles ou dans la conception libérale de
l’économie en général.
2 CRÉATION D’UN CENTRE DE RESSOURCES ET DE DÉVELOPPEMENT DU SPECTACLE
VIVANT : c’est une urgence à inscrire au plan Etat/Région..
Consacré au secteur indépendant, il serait un outil de coordination et de valorisation du réseau. Le potentiel
économique et social que constitue l’ensemble du secteur indépendant des arts vivants y trouverait un ancrage, une base
pour son épanouissement. Au service de l’intérêt collectif, il pourrait prendre la forme d’un EPCC. Ses activités
présenteraient un intérêt pour chacune des personnes morales en cause et contribueraient à la réalisation de la politique
culturelle. Son fonctionnement associerait les acteurs culturels, les collectivités locales et les publics. Doté d’un lieu de
travail et de présentation, d’outils administratifs et de communication, ce centre pourrait se préoccuper de la formation
initiale et continue, de la formation par le compagnonnage, du soutien à l’émergence et à la réalisation de
maquettes, de promotion des réalisations régionales, du rapport aux pratiques amateurs, de l’éducation populaire
et de l’éducation artistique.
Ainsi pensé comme lieu d’échange et d’enrichissement mutuel, il proposerait un modèle de professionnalisation
stimulant parce que toujours en mouvement, en questionnement et en devenir (faisant toujours place au « nouveau » tout
en s’appuyant sur « l’ancien »). Conçu dans un mode de transmission horizontal, démocratique pour dépasser les modèles
hiérarchiques qui constituent un frein à une véritable émancipation par la culture.
3 POUR UNE DIFFUSION DE L’ART DANS TOUTES SES FORMES
Quelle que soit la politique de l’État , c’est à la Région de promouvoir et défendre une culture de proximité
moderne. Une culture qui donne sur tout le territoire à tous nos concitoyens une offre culturelle optimale et de qualité.
Donner dans ce domaine fondamental, la pleine mesure de la décentralisation, en franchissant une nouvelle étape. Or, il
manque cruellement de locaux ! Partout !
Ainsi le SYNAVI défend-il le soutien et la création de lieux culturels de proximité par un aménagement et
financement adéquats de petits lieux partout sur le territoire. Une politique d’aménagement du territoire concertée avec
les artistes et les populations devrait simplifier et amplifier l’implantation d’artistes dans tous les secteurs urbains
(quartiers, villes, agglomérations, départements, etc.) et ruraux (villages, communautés d’agglomérations, etc.).
Nous ne saurons jamais où l’art, son jaillissement (toujours de l’ordre de l’exception) voudra bien voir le jour.
Dans un champs, sur la toile « internet », dans un coin de rue, sur un mur, sur un plateau, sur quel coin de table ? Qui peut
prétendre le savoir ? Ce serait des plus suspects. La seule chose dont nous pouvons être certain c’est que ce jaillissement
ne peut advenir que dans l’ordre de la stimulation, du dynamisme et de l’effervescence (cf:L’histoire de l’art elle même)
Le SYNAVI considère et soutient donc les lieux culturels de proximité existants, comme les nouveaux territoires
de l’art à venir ! Car ces lieux et leur multiplication traduisent une réalité nouvelle de la pratique artistique et du mode
d’échange avec le citoyen.
SYNAVI BN 25 Novembre 2009
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Le SYNAVI est cosignataire du manifeste de l’UFISC pour une autre économie de l’art et la culture.
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