C’est par l’éducation, la santé, le travail, la culture, la solidarité que nous vaincrons collectivement

« Le grand remplacement est celui des idées humanistes et émancipatrices par les idées suprématistes et xénophobes » – Edgar Morin 

Ces idées fusent et infusent tous les pans de notre société. 

Nous ne pouvons que nous en inquiéter. 

Nous le vivons dans nos chairs, dans nos échanges quotidiens avec celles et ceux qui en subissent chaque jour les conséquences, dans la stigmatisation des précaires, dans la censure larvée ou ouverte, dans les odieuses attaques à caractères sexistes, homophobes ou transphobes. 

La lutte contre ces idées n’est pas affaire de coups politiques, ni de jeux de pouvoir. 

C’est une lutte des idées, une lutte de la pensée, une lutte de l’éducation, une lutte des solidarités, une lutte pour l’accès de tous.tes aux droits humains, à la santé et à la dignité. 

C’est par l’éducation, la santé, le travail, la culture, la solidarité que nous vaincrons collectivement. 

Le remaniement du gouvernement annoncé hier soir raconte bien autre chose. 

Au-delà des personnes nommées, il dit la primauté de l’économie, des finances, d’une certaine idée sécuritaire. La fusion des ministères – celui relevant de l’éducation et la jeunesse, avec celui des sports et celui relevant de la santé, de la famille et de la solidarité avec celui du travail, témoigne d’une déconsidération de ce sur quoi repose une société émancipatrice. 

Nous rappelons notre attachement aux Droits Culturels, à la défense du service public et des missions d’intérêt général de l’art et de culture, de la liberté d’expression, de la libre circulation des œuvres et de la nécessité de lutter contre la dégradation des conditions de travail des acteurs du secteur. 

Nous attendons de la nouvelle Ministre de la Culture qu’elle agisse en faveur de l’indépendance et de la liberté de création en dotant les structures qui œuvrent en faveur de l’intérêt général des moyens nécessaires au processus de création et à l’amélioration des conditions de travail et de salaires.

Adhérer au Synavi

Adhérer, c’est faire entendre votre voix et permettre au SYNAVI de poursuivre ses actions pour la défense de la création indépendante.

Près de 500 structures étaient adhérentes fin 2022 et ce chiffre est en constante augmentation depuis. En ce début 2024, nous marquons la fin de l’année de mesure de représentativité qui va définir notre influence sur les 4 années à venir. Soyons toujours plus nombreux.ses pour défendre le secteur indépendant du spectacle vivant ; rejoignez-nous !