Intermittence

Le SYNAVI affirme que :

  • la discontinuité des activités et de l’emploi dans le secteur des arts vivants justifie l’existence de l’intermittence comme régime spécifique ;
  • ce dispositif doit relever de la solidarité interprofessionnelle ;
  • un juste recours à l’intermittence doit aller de paire avec un développement soutenu de la création d’emplois permanents ;
  • les professionnels du secteur artistique et culturel doivent être parties prenantes de toute négociation concernant leur situation et la mise en place de protocole d’indemnisation juste et conséquent.

 

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Lyon, le 7 décembre 2018

 

Organisations professionnelles du secteur du spectacle vivant représentant les structures indépendantes de création, employeurs d’artistes et techniciens, le SYNAVI et le SCC ont pris connaissance de la lettre de cadrage des négociations relatives à l’indemnisation chômage spécifique des intermittents du spectacle.

 

Nous dénonçons cette tentative de renégociation des règles d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle, qui a pour seul but de répondre aux objectifs politiques et financiers fixés par le gouvernement.

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel a été adoptée par l'Assemblée Nationale le 1er août dernier.

Cette loi entérine les modifications annoncées et souhaitées par E. Macron lors de sa candidature, à savoir l'ouverture de droits à l'assurance à nouvelles catégories de personnes, les travailleurs indépendants ; les conditions d'accès à l'assurance chômage des démissionnaires vont également être élargies (ce point a déjà été négocié par les partenaires sociaux à l'Unédic).

Le point sur la place des CDDU dans l'instauration probable d'un bonus-malus est bien à surveiller, pour éviter que l'embauche d'intermittents ne coûte plus cher aux structures qui les emploient.

Lire toute notre analyse :  Actualités - Assurance Chômage - automne 2018