Etat

Nous voilà face à la 3ème vague.

Une 3ème vague d’annulations pour les équipes artistiques qui s’étaient préparer à jouer dès aujourd’hui.

Une 3ème vague d’annulation pour des compagnies déjà fragilisées par dix mois d’arrêts et de faux-départs.

Nos compagnies, avec ou sans lieux, sont nos outils de travail. Elles portent nos projets, permettent de les produire, de les réaliser partout où ils se réalisent, donnent la visibilité nécessaire à leurs financements, permettent l’emploi des artistes techniciens, chargé.es d’administration, de production, de diffusion, qui y concourent.

Elles sont essentielles. AUCUNE ne doit disparaître !

La Ministre a annoncé 35M€ d’aides supplémentaires d’ici la fin d’année.

Le SYNAVI, aux côtés des autres organisations ici présentes, demande que cet argent soit fléché sur du soutien à l’emploi et particulièrement à l’emploi des plus vulnérables, des plus fragiles, de ceux qui auront le plus de mal à traverser cette crise.

Pour que nos projets vivent, nous devons pouvoir salarier les membres de nos équipes sans avoir recours à l’activité partielle. Nous devons pouvoir leur assurer revenus et droits sociaux.

Nous devons pouvoir vivre de nos métiers !

Pour ce faire

  • il est essentiel de soutenir les résidences, répétitions et toutes les actions qui peuvent se tenir en salle, comme dans l’espace public, à hauteur de ce qu’elles coûtent, c’est-à-dire la masse salariale au plateau et les frais de fonctionnement
  • il est essentiel que l’ensemble des lieux de spectacle, de travail, de fabrique, les chapiteaux et lieux éphémères, les lieux intermédiaires et indépendants soient ouverts. Ils doivent être occupés massivement par des équipes artistiques au travail dans l’attente de pouvoir rencontrer le public

Aucun ne doit rester vide !

Cette crise laissera de lourdes séquelles dans la société et dans notre secteur. Le SYNAVI appelle à ce qu’elle soit l’occasion d’une remise à plat des politiques publiques, pour un changement de paradigme, pour une politique de la culture plus équitable, plus durable et plus solidaire.

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Lyon, le 14 décembre 2020


Les annonces du premier ministre du 10 décembre ont provoqué un élan de colère et d’incompréhension dans toutes les professions du spectacle et du cinéma. D’un seul coup, la promesse d’une demi-réouverture est devenue une prolongation de fermeture, au moins jusqu’au 7 janvier, et certainement au-delà.

La méthode surprend et n’est pas acceptable : aucune concertation comme le recommande le conseil scientifique lui-même, aucune prise en compte des protocoles sanitaires très stricts mis en place dans les lieux de spectacle et de cinéma ou consacrés aux arts visuels, aucune prise en compte de la mobilisation et du travail des équipes artistiques et des lieux qui ont œuvré sans relâche pour être au rendez-vous !

Les lieux de culture ne sont pas traités équitablement avec les lieux de culte, aux conditions pourtant équivalentes en termes d’espace et d’accueil du public.

Des recours en référé liberté vont être déposés. Un grand nombre d’organisations s’associe dans ces recours.

La Ministre de la Culture a été dépêchée pour éteindre l’incendie en annonçant 35 millions d'euros d’aides, un montant qui ne couvre pas l’ensemble des dégâts. Nous exigeons qu’elles soient fléchées pour soutenir l’emploi direct des artistes et technicien-ne-s et l’activité des autrices et auteurs.

Toutes les structures ne sont pas soutenues de la même manière. Toutes doivent l’être pour maintenir la vitalité de notre écosystème ! N’en laissons aucune disparaître ! Le plan de relance et la loi de finances pour 2021 sont déjà dépassés et n’apportent pas de moyens à la hauteur de la crise.

Pour que nos secteurs survivent et que le public nous retrouve, nous avons besoin de réponses à nos exigences :

  • nous voulons un soutien pour travailler quand même : résidences de création et répétitions doivent être financées ;
  • nous voulons un soutien à la diversité d’actions et d’éducation artistique et culturelle, notamment en conservatoires ;
  • nous voulons la garantie de tous les droits sociaux, dont l’accès est de plus en plus compromis (assurance chômage, sécurité sociale, protection complémentaire, médecine du travail...) ;
  • nous voulons être associés à toutes les décisions y compris sanitaires pour permettre la réouverture au plus vite et l’accueil du public en salles comme dans l’espace public.


Sans réponse positive à ces demandes formulées depuis plusieurs mois, nous envisageons d’ouvrir les lieux en janvier !



Le 15 DÉCEMBRE, nous appelons aux rassemblements du monde de la culture
partout en France
pour la réouverture de tous les lieux de spectacle.

À PARIS : à 12h, place de la Bastille.
À LYON : à 15h, devant la DRAC, 6 quai Saint-Vincent.
À MARSEILLE : à 12h, devant le Théâtre de Gymnase.
À STRASBOURG : à 14h, place Kleber (Plus d'infos)

À NANCY : à 12h, place Charles III
À TOULOUSE : à 16h, devant la Cave Poésie, rue Tour et à 18h au Théâtre du Grand-Rond (Plus d'infos).
À LILLE : à 10h devant l'Opéra.
À NANTES : à 17h30 place Graslin, sur les marches de l'Opéra.
À ANGERS : à 17h30 place du Ralliement devant le Grand Théâtre.
À LORIENT : à 12h sur le parvis du Grand Théâtre

À GUIMGAMP : à 14h devant le Théâtre du Champ au Roy

À BREST : à 12h ur le parvis, devant le Quartz

À REDON : à 12h place de Bretagne (lieu de départ de la manifestation)

À VANNES : à 18h30 rassemblement devant la Préfecture

À RENNES : à 17h30 au cinéma l'Arvor

 


Télécharger le Communiqué unitaire du 14 décembre