Etat

Il s’agit de permettre aux équipes artistiques, qui sont au cœur de l’activité du secteur, de pouvoir traverser cette crise et d’anticiper la reprise des activités du spectacle vivant, avec les publics.

Ce plan formule des propositions pour combler les manques dans les dispositifs mis en place à l’automne 2020 pour les compagnies et pour les lieux intermédiaires et indépendants. Il s’attache surtout à formuler des propositions sur du long terme, pour dresser des perspectives.

Télécharger le Plan de crise - Mesure à prendre pour le spectacle vivant - FSICPA

Lyon, le 29 octobre 2020

 

Nous avons appris avec consternation la mise en place d’un nouveau confinement, à compter de ce soir 24h, une fois encore sans concertation, sans que le mot culture n’ait été prononcé une seule fois, ni délais pour préparer ce nouvel arrêt de nos activités – activités que nous avions été exhortés à reprendre vaille que vaille, il y a encore quelques semaines.

Nous nous retrouvons une nouvelle fois en Conseil National des Professions du Spectacles pour « examiner les conséquences des mesures sanitaires à venir et des dispositifs d'accompagnement mis en place ».

On ne peut pas, de semaine en semaine, redécouvrir perpétuellement les conséquences de la crise sanitaire sur notre secteur ; nous n’en sommes plus à examiner les dispositifs d’accompagnement !

 

Nous n’avons cessé depuis mars de tirer la sonnette d’alarme : la crise que nous subissons aura des répercussions sur deux ou trois saisons culturelles ; cette nouvelle vague d’annulations sera fatale à beaucoup trop d’entre nous.

Le temps n’est plus à la reconduction des fonds de soutien (FUSV) et ni même à leur adaptation, c'est un plan d'aide massif aux équipes artistiques qu'il faut mettre en œuvre dès ce soir minuit.

 

Il faut préserver coûte que coûte les compagnies et leurs salarié.e.s par de réelles mesures de soutien à l'emploi : l'année blanche ne suffira pas : la date du 31 août 2021 est à reporter ; l’extension des mesures d'activité partielle ne suffira pas non plus : il faut préserver la chaîne qui permettra aux structures employeuses d'assumer l’ensemble des salaires prévus et de se projeter sur les deux années à venir.