Lettre à la DRAC sur la mise en œuvre du plan de relance pour les équipes artistiques non habituellement aidées par l’Etat

Préconisations pour le plan de relance

Dans le cadre de la concertation entre la DRAC et la Plateforme, qui regroupe différents réseaux, fédérations et syndicats d'employeurs du spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes, ont été adressées plusieurs contributions concernant les lieux et équipes de création déjà aidés par la DRAC. Dans un souci d'équilibre et d'équité, le Synavi s'est intéressé aussi au volet du plan de relance qui concerne les équipes "non repérées" par la DRAC et la Région, celles qui œuvrent "dans les interstices des politiques culturelles". Voici nos préconisations :

Etat des lieux des compagnies, pour le rendez-vous du 4 mars 2021, suite à la demande de la DRAC

Etat des lieux des équipes artistiques en mars 2021 (hors spécificités musiques actuelles) tel que transmis par la Plateforme à nos interlocuteurs de la DRAC et de la Région. Nous nous sommes appuyés pour l'établir sur des remontées de terrain des différentes organisations. Cette note non exhaustive pourra être complétée et mise à jour en fonction de vos remarques (écrire à auvergnerhonealpes@synavi.org) 

Compte rendu de l'intervention de Vincent Bady lors de la mobilisation du 15 décembre à Lyon

Le SYNAVI a participé au rassemblement du 15 décembre devant la DRAC à Lyon, à l'appel de la CGT Spectacle. Près de 500 personnes étaient réunies.

Vincent Bady a pris la parole au nom du SYNAVI pour lire le communiqué commun aux organisations professionnelles nationales (dont nombreuses participent à la plateforme régionale) et a pris part à la délégation (avec SFA-CGT, SNAM-CGT, Collectif unitaire des intermittents et précaires, FO-spectacle, syndicat de l'éducation artistique, artistes plasticiens) reçue par le DRAC, Marc Drouet, et Bastien Colas, directeur du Pôle Création.

Après des prises de paroles respectives, le DRAC a pris acte de l'unité de la mobilisation, et a répondu qu'il ferait remonter les demandes. Dans son intervention, à noter :

  • Le plan de soutien de l'Etat à la Culture (7mds d'euros) a permis de sauvegarder l'emploi dans le secteur (contrairement à d'autres pays européens). La DRAC a choisi d'aider les lieux de diffusion pour qu'ils aident à leur tour les compagnies.
  • La DRAC se fait fort de défendre "la culture de création".


Sur ces différents points Vincent Bady a répondu :

- Sans doute l'emploi dans les "grandes maisons" a été sauvegardé, mais dans le secteur le plus fragile (jeunes artistes, petites compagnies, intermittents, etc.) la précarité s'est accentuée gravement, les reports de spectacles vont créer des embouteillages massifs et de nombreux projets de Création seront de fait annulés. Nous ne pouvons accepter que la crise sanitaire ait le dernier mot et fasse le tri entre les compagnies et les projets artistiques.

- Malgré l'injonction de la DRAC aux lieux de diffusion pour qu'ils honorent les contrats de cession avec les compagnies, les lieux disent souvent n'avoir pas été en situation de le faire. Il faut que l'aide cible aussi les compagnies, les équipes artistiques et les artistes eux-mêmes (soutien notamment au paiement des résidences et répétitions pendant le confinement).

- Enfin les aides consenties par la DRAC à certaines compagnies et lieux au titre d'un plan de relance 2020 ont été accordées dans une opacité totale sur les critères retenus. De même pour l'application des mesures de dégel du budget de la culture.

- Concernant le champ privilégié soi-disant de la "culture de création", la loi LCAP se réfère au paradigme des "Droits Culturels des personnes" et on attend d'abord des politiques publiques de la culture qu'elles favorisent la liberté d'expression et de création artistique des artistes et le soutien au développement des parcours culturels de tous.

- la plateforme intersyndicale régionale demande qu'une concertation permanente ait lieu avec les organisationss professionnelles dans le cadre d'un COREPS à constituer.

Sur ce dernier point le DRAC a signalé son accord mais souhaite s'assurer de la participation des autres collectivités (Région...).

Lettre du CRAC à la DRAC et à la Région - 6 avril 2020

Vous trouverez ci-dessous le message envoyé au DRAC et au Président de Région concernant la crise sanitaire que nous vivons. Ce message était envoyé par le CRAC, Collectif Regional Arts et Culture Hauts-de-France qui regroupe de très nombreuses organisations et syndicats des arts et de la culture en Hauts-de-France, toutes disciplines confondues. Dans la rédaction collective de ce message, le Synavi s'est attaché à défendre trois idées :

  • Le paiement des subventions prévues et la notification rapides de celles qui ne le sont pas encore.
  • Le paiement par les structures ou les villes des cessions, ateliers et prestations prévues quand ces manifestations ont été annulées. Nous argumentons pour cela d'une interprétation d'une ordonnance sur le "service fait" qui dit que le trésorier payeur ne peut être tenu responsable du paiement en cas de "paiement de service non fait en cas d'urgence sanitaire". 
  • la création d'un fonds de soutien pour TOUTES les structures artistiques et culturelles, même celles qui ne sont ni conventionnées, ni subventionnées.


Le bureau du Synavi Hauts de France

COVID-19 - Action de la DRAC Centre-Val de Loire en faveur des secteurs de la création artistique et des industries culturelles

Covid 19 - Courrier de la DRAC Centre Val de Loire

Madame la Présidente, Madame la déléguée régionale,

Voici le retour que je suis en mesure de vous apporter au regard de votre sollicitation d'hier par courriel.

J'ai toute conscience des impacts catastrophiques de la crise sanitaire que nous traversons collectivement, également dans le domaine culturel; et pour ce qui concerne le domaine du spectacle vivant plus particulièrement pour les artistes et équipes artistiques qui restent souvent les plus fragiles et les plus impactés par cette situation inédite.

Il est évident que cette crise aura des conséquences à court, moyen et long terme qui sont à ce stade encore difficilement appréhendables.

Je vous affirme à cette occasion toute la solidarité de la Drac Centre – Val de Loire et de ses agents et sa mobilisation.

Le ministère de la culture a d'ores et déjà mis en place de manière rapide et articulée aux dispositifs généraux du gouvernement, deux plans de soutien : aux acteurs culturels et aux salariés sous le régime de l'intermittence ou sous contrats courts. Les services de ma direction tiendront bien entendu informés les acteurs en région de la traduction opérationnelle de ces différentes mesures.

Pour ce qui concerne la Drac Centre – Val de Loire nous nous employons à assurer la continuité du service rendu aux publics, y compris aux acteurs professionnels du spectacle vivant, et travaillons en ce moment même à mettre en œuvre le plus rapidement possible, des solutions pour assurer les versements des subventions aux bénéficiaires de nos différentes aides :

- Aides aux projets, aux résidences et aux structurations pour les équipes danse, théâtre

- Aides au fonctionnement des lieux, saisons et festivals

Nous nous attelons par ailleurs à trouver des solutions pour les soutiens qui restaient à programmer, notamment pour l'aide aux ensembles musicaux pour lesquels la commission régionale consultative d'experts des 18 et 19 mars a dû être annulée et pour la commission relative aux conventionnements théâtre.

Pour ce faire il nous faut néanmoins prendre en compte les contraintes internes et externes, toutes mes équipes sont actuellement au travail pour dégager les meilleures solutions possibles pour tous.

Il convient également de considérer au vu de la situation et son évolution que certains appels à initiatives et guichets d'aides du ministère de la culture mis en œuvre en Drac devront être le cas échéant adaptés pour pouvoir répondre au mieux à cette situation critique. Par ailleurs les services déconcentrés de l'Etat et les collectivités auront très certainement à se coordonner également en ce sens.

A ce stade je ne puis être plus précis, mais nous sommes bien entendu tous mobilisés pour soutenir au mieux les porteurs de projets, dans tous les domaines d'activités de compétence de ma direction. En ce sens je serai intéressé à connaître les résultats de la cellule de veille et d'observation organisée par le Synavi.

Demeurant à votre disposition

Cordialement à vous

Courrier de Fabrice Morio Drac Centre Val de Loire.

Saisissez votre texte ici...

Réunion à Grande Synthe le 11 décembre

Dans la suite des réunions sur les territoires du SYNAVI Hauts de France et après les rencontres à St Quentin et Beauvais, nous vous proposons que notre prochaine réunion se déroule : MARDI 11 DECEMBRE à 9h30 au Palais du Littoral à Grande Synthe.

Nous vous proposerons bientôt un ordre du jour précis mais voici les premiers points prévus :

  • Enquête sur les lieux et actions en territoires - premiers retours de Manon Marlats
  • Les négociations avec la Région
  • Baisses de subventions des départements
  • Négociations nationales sur l'intermittence

A​ bientôt !

Communiqué sur les conventionnements DRAC - Soutien à la compagnie RL

 COMMUNIQUE SYNAVI Ile-de-France

La Direction des Affaires Culturelle d’Ile de France a arrêté en début d’année la liste des compagnies qu’elle conventionnait pour les trois prochaines années et celles dont la convention prenait fin. Bien peu des compagnies, membres du SYNAVI Ile de France, ont la chance de bénéficier de ces conventionnements et la plupart renoncent même à solliciter aujourd’hui l’aide à la création du fait du nombre de refus reçus par le passé. Le conventionnement ne concerne de fait que quelques artistes privilégiés et notamment les anciens directeurs de Centres Dramatiques Nationaux. Cette aide ne peut pas être une rente à vie. La sortie d’un conventionnement est donc normale quand les bénéficiaires ne répondent plus aux critères de création, de diffusion des spectacles vivants et des exigences d’accompagnement des jeunes compagnies que des équipes plus structurées et mieux financées ont le devoir de réaliser. Encore faut-il que ces critères soient effectivement fixés, appliqués et transparents.

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