Le SYNAVI apporte son soutien aux lycéennes et lycéens qui se mobilisent pour défendre leurs droits, leurs conditions de vie et leur avenir. Dans un contexte où les inégalités se creusent, où les services publics se fragilisent et où les perspectives offertes à la jeunesse se réduisent, leur mobilisation est légitime. En prenant la parole, en s’organisant collectivement, ces jeunes font vivre la démocratie. Nous les en remercions.
« La jeunesse ne doit rester étrangère à aucun plan d’avenir. […] Ce qu’elle réclame surtout, c’est qu’on lui fasse confiance. »
Jean Zay, Souvenirs et solitude.
Cette exigence rejoint des préoccupations que les équipes artistiques indépendantes portent depuis longtemps.
Dans le champ de l’éducation artistique et culturelle, la baisse des moyens, les incertitudes autour du programme « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » (361) et les difficultés d’accès à la part collective du Pass Culture, fragilisent les projets.
Ce sont autant de possibilités de rencontre entre les artistes, les œuvres et les jeunes qui se trouvent compromises. L’accès à la culture, comme l’accès à l’éducation, ne peut dépendre des seuls moyens disponibles localement ou de dispositifs fragiles.
Nous sommes solidaires des lycéen.ne.s, étudiant.e.s, professeur.eure.s, professionnel.le.s de l’éducation, de la santé, de la sécurité civile, de la culture, toutes celles et tous ceux qui travaillent pour un service public dont la casse organisée n’est pas acceptable.
Voilà bien longtemps que tous ensembles nous alertons sur les conséquences des coupes budgétaires.
Les équipes artistiques avertissent depuis des mois sur leurs conséquences pour la création indépendante, l’emploi et le service public de la culture.
Trop souvent, et même systématiquement, les alertes ne sont pas entendues, les espaces de concertation s’affaiblissent et les décisions se prennent sans véritable dialogue avec les professionnel.le.s.
Mais ne nous méprenons pas, si nos avertissements ne sont pas considérées, c’est parce qu’une volonté politique est à l’œuvre. Son projet passe par la destruction de nos services publics, premiers outils de notre solidarité. C’est un projet de société dont nous ne voulons pas !
Lorsque les voies de la discussion ne permettent plus de faire entendre les revendications, la mobilisation collective devient nécessaire.
Le SYNAVI défend une politique culturelle fondée sur les droits culturels, la liberté de création, la diversité des expressions et l’accès de toutes et tous à la culture. Cette ambition suppose des services publics dotés de moyens à la hauteur de leurs missions, des politiques publiques concertées et des espaces démocratiques où la parole des citoyennes et citoyens comme celle des professionnel.le.s est réellement prise en compte.
C’est pourquoi le SYNAVI soutient la mobilisation du 17 octobre, appelle les compagnies à la rejoindre et à faciliter la participation de leurs salarié.e.s.
Défendre les droits de la jeunesse, lutter contre la précarité et préserver les services publics participent d’un même combat pour une société plus juste, dans laquelle chacune et chacun peut prendre part aux décisions qui engagent son avenir.
Lyon, le 15 octobre 2026
